La Coordination de l’Action Sociale de Schaerbeek

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1er février
Rendez-vous vendredi 10 février 2012 de 12 h à 14h dans l’auditorium du CSA/CPAS, 226 chaussée d’Haecht Le groupe de travail Santé de la CASS fait appel à l’Observatoire de la (...)
6 octobre
La situation des Roms et des réfugiés en attente d’une solution reste intenable. Fedasil, bien qu’il soit compétent en la matière, se trouve actuellement dans l’incapacité (...)
3 octobre
S’émouvoir des conditions de vie infrahumaines dans lesquelles vivent dans notre pays des hommes, des femmes et des enfants qui sont venus du leur, chassés par la misère et les (...)

Acte 2, le quiz d’histoire

Il est 8h30. Je suis dans la salle 56 avec mes couques encore toutes chaudes et croustillantes. Les participants ont-ils bien enregistrés que l’accueil se faisait, pour ceux qui le désirent, dès 8h30 avec du café, des couques au beurre et des petits pains au chocolat. J’ai un doute.

8h35 je suis tout seul. Ce n’est pas très grave le café n’est pas encore là.

8h45 je tourne un petit peu en rond. Pas de participants, pas de café non plus.

8h50. La première participante arrive. Si j’étais une mauvaise langue et plein de préjugés je vous dirais que la première participante est la seule issue d’une association néerlandophone. Mais ce n’est pas du tout le genre de la maison alors je m’abstiens avec ce genre de commentaires stéréotypés. Le café se fait attendre.

9h00. Presque tout le monde est là sauf le café qui manque à l’appel. C’est bizarre les gens. La plupart s’installent à la même place que la semaine passée. Des résurgences de l’école ou chacun avait SA place ? Je dis ça mais même moi j’ai gardé la même place que la semaine passée.

9h15. On peut commencer. Hamel, le formateur, débute par la fin, l’après formation : « A notre niveau, celui des participants, il n’est pas possible de changer la société. Commençons par changer soi-même et changer nos pratiques. Rendons-nous compte qu’il existe des ressources à l’intérieur et à l’extérieur. La formation peut aider à construire des réseaux, des carnets d’adresse, de monter de nouveaux projets ». STOP.

« Oyez Oyez gentes damoiselles et gentes damoiseaux. Il est tout à fait possible de monter de nouveaux projets. La Coordination à l’Action Sociale de Schaerbeek (CASS) est aussi là pour ça. Nos conditions sont les meilleures du marché schaerbeekois : un partenariat associatif/CPAS, viser le public précarisé de Schaerbeek et obtenir l’aval du Comité de Pilotage. Vous ne trouverez pas mieux ailleurs ». N’hésitez pas à me contacter si l’offre, non temporaire, vous intéresse.

Revenons à ce qui nous/vous intéresse, la formation à l’approche interculturelle. Hamel propose le programme des heures et vendredi à venir :

-  C’est quoi l’interculturel, l’identité la culture ?
-  Analyse de cas, de situations vécues. Exemple : est-ce que je peux toucher quelqu’un ou pas ?
-  Les dangers de trop culturaliser, folkloriser les gens et les situations.
-  Faut-il être une femme pour travailler avec une femme. Vous pouvez compter sur moi pour mettre mon grain de sel sans ce débat.
-  Religion, laïcité, athéisme.
-  Où mettre les limites entre vie privée et vie publique.
-  Est-ce que je suis obligé de respecter la loi en tant que travailleur social ?

Toutes ces questions et bien d’autres sont le fruit de la première rencontre entre Hamel et les participants. Il fera venir des personnes ressources pour enrichir les présentations de ces questions et les débats qui surgiront.

S’ensuit un petit moment afin de mieux se connaître. Un petit carton à remplir où l’on parle de nos goûts.

En musique la soul au sens large et la chanson française remportent un franc succès (j’ai pu faire un petit coup de pub pour Balimurphy www.myspace.com/balimurphy ). En cuisine les pâtes à toutes les sauces et la cuisine thaïe remportent les suffrages. J’ai enfin la preuve que je suis normal, comme tout le monde.

Après la pause café, (j’avais oublié de vous dire que le café et le thé sont bien arrivés. Le retard est du à un petit problème de communication et est entièrement de ma faute, mea culpa) l’histoire de l’immigration sous forme de quiz genre « Génies en herbe ».

Du pain bénit. Moi qui adore jouer mais qui ait peu l’occasion de le faire faute d’adversaires prêts à se mesurer à votre serviteur. Et en plus j’ai trois co-équipières de choc.

Première question : Aïe, pas très rapide notre équipe. De toute façon on n’avait pas la bonne réponse.

Deuxième question : Ou la colle !

Oubliez tout ce que j’ai suggéré sur mes prétendues qualités es culture générale.

Troisième question : On est dans le bon mais on se fait pas entendre. Ce serait mieux avec de vrais boutons-poussoirs.

Quatrième question : 10%. Non c’est 20% de la population. Ca en fait du monde un Belge sur cinq.

A partir de là c’est quasiment le sans-faute pour notre équipe, mais nous sommes coupés en plein dans notre élan par l’heure de table. Pas grave, aller manger ça me va aussi.

Pour ne pas déroger à la règle du vendredi, c’est du poisson qui est au menu du restaurant social « Sésam ». La moitié des participants s’étaient donné rendez-vous dans ce lieu hautement sympathique. De mon côté de la table les sujets de conversation sont divers : s’imposent quand même les enfants et leurs écoles et surtout l’élection américaine. Obama est sur toutes les lèvres. Pas sur que les élections régionales en Belgique seront autant commentées au mois de juin.

Dès que tout le monde est de retour, notamment les accros du bureau et d’outlook, la 2e mi-temps du spécial « Génies en herbe » consacré à l’histoire de l’immigration en Belgique.

Hamel nous présente un texte. Il faut le dater et répondre de qui parle t’on. J’ai déjà eu ce texte entre les mains. Il m’avait déjà fort marqué à tel point que je l’ai déjà utilisé dans des publications sur le thème de l’immigration.

Je suis beau joueur. J’attends que les autres équipes se cassent les dents sur la réponse. Personne ne trouve, normal la réponse est surprenante. Hamel me cède la parole (je l’avais mis dans la confidence). La réponse est 19...

Si vous voulez connaître la réponse inscrivez-vous pour le prochain cycle de formation.

Le jeu se poursuit. Notre équipe reste au top.

Dommage que les points ne sont pas comptabilisés pour de vrai sinon notre équipe l’aurait remporté haut la main.

Dernière ligne droite. Un jeu/exercice où l’on parle de soi, de l’autre.

Hamel énonce les règles qui resteront valables tout au long de la formation :

1° Règle de confidentialité, ce qui est dit ici reste entre nous. 2° Importance de s’impliquer, en mettant nous-même les limites, pour la richesse des échanges. « Prenez soin de vous ». 3° Importance de l’écoute sans être une thérapie. 4° Il n’y aura pas d’évaluation de nos compétences.

Le jeu/exercice me permet dans un premier temps de mieux connaître un/une des participant(e)s et vice-versa. Je nous découvre des points communs, par exemple notre dévotion (le mot n’est pas trop fort) pour tout ce qui est sucré. Et de sacrées différences dans nos tempéraments. C’est aussi ça l’interculturel. Des gens différents qui s’acceptent et travaillent ensemble dans un même but.

Un grand fou rire éclate à ma gauche. D’un caractère curieux je tends l’oreille... j’imagine ce que ça va donner quand tout le monde aura les yeux rivés sur elle. Surtout qu’elle sera la première à « présenter le fruit » de ses recherches. Je ne suis pas déçu par la suite des évènements. Un grand moment de bonne humeur, grâce à lui, malgré elle. La règle n°1 m’empêche d’en dire plus.

Une petite évaluation intermédiaire sous forme de tour de table pour clôturer cette deuxième journée de formation. Les avis sont unanimes, tout le monde est content de la forme et du contenu et tout le monde attend avec impatience la semaine prochaine pour rentrer dans le vif du sujet : l’analyse de cas, de situations, les débats.

Il est 16h25. La formation a fort débordé. L’ensemble des participants est resté jusqu’au bout malgré l’heure tardive en cette veille de week-end. C’est un signe qui ne trompe pas.

J’imagine la tête de mon fils tout à l’heure quand il me posera la question traditionnelle :
-  « Et toi papa qu’est-ce que tu as fais aujourd’hui ? »
-  « Et bien j’ai joué, j’ai ri, j’ai bien mangé et j’ai appris beaucoup de choses. »
-  « C’est pas juste, tu as trop de chance ».

Je ne sais pas si c’est juste mais en tout cas des journées comme ça j’en redemande.

A la semaine prochaine pour de nouveaux récits.