En Belgique, chaque jour qui passe, 52 personnes font un accident vasculaire cérébral ce qui fait environ 19000 victimes par an dont 9000 mourront (20% des victimes mourront dans le mois qui l’accident) et 6000 resteront handicapées et dépendantes d’une tierce personne dans la vie de tous les jours. C’est d’ailleurs la principale cause d’invalidité des adultes. L’AVC est responsable de 10% des décès dans le monde et est la 3ème cause de mortalité en Europe après l’infarctus du myocarde et le cancer.
C’est quoi un AVC ?
C’est l’accident vasculaire cérébral, appelé aussi attaque, thrombose, embolie cérébrale, infarctus du cerveau, hémorragie cérébrale.
Il y a 2 sortes d’AVC :
• L’AVC ischémique ou infarctus du cerveau, ou embolie cérébrale : 80% des cas
Dans ce cas, une artère du cerveau est bouchée par un caillot et la partie du cerveau qu’elle irrigue n’est plus alimentée, s’asphyxie et meurt.
• L’AVC hémorragique ou hémorragie cérébrale:20% des cas
Ici, c’est le vaisseau sanguin qui se rompt et le sang se répand dans le cerveau faisant compression et détruisant les cellules cérébrales qui l’entourent.
Dans les 2 cas, agir rapidement est essentiel pour limiter les dégâts occasionnés par l’AVC et avoir l’espoir de rendre les séquelles réversibles.
En effet, pour fonctionner le cerveau a besoin en permanence d’oxygène et de glucose car il est incapable de les stocker ; il est d’ailleurs très gourmand et nécessite à lui seul le quart du sang qui circule dans notre corps.
Faute d’être irrigué, les cellules cérébrales meurent et nous perdons les fonctions qui y étaient associées.
Les symptômes
Agir rapidement est essentiel pour sauver la vie de la victime ou réduire la gravité des séquelles. Pour cela, il faut pouvoir identifier les symptômes. Quels sont-ils ?
• Paralysie soudaine du visage : bouche qui s’affaisse, grimaces asymétriques
• Paralysie soudaine d’un bras, d’une jambe
• Difficulté à parler ou à comprendre les gens ou perte de la parole
• Cécité soudaine ou troubles de la vision (un seul oeil ou les deux)
• Des troubles de coordination des gestes avec la main
• Des vertiges ou des troubles de l’équilibre
• Des maux de tête inhabituels et très violents en ‘coup de poignard’
• Perte brutale de la sensibilité au niveau du bras, de la jambe ou du visage
Si l’attaque cérébrale a lieu dans la partie gauche du cerveau, ce sera la partie droite du visage, du corps, qui sera affectée et inversement.
S
i vous constatez un ou plusieurs de ces symptômes chez une personne de votre entourage et s’ils durent plus de 15 minutes, il faut appeler immédiatement appeler le 112 ou la conduire immédiatement à l’hôpital.
En effet, dans les 3 heures qui suivent l’AVC, un traitement adéquat pourra être administré et permettre la réversibilité des séquelles éventuelles. Au-delà de ce délai, les cellules du cerveau seront détruites définitivement.
Si ces symptômes durent moins de 15 minutes, il s’agit probablement d’une mini attaque cérébrale annonciatrice d’un futur accident vasculaire cérébral. Comme il est parfois difficile d’évaluer correctement la situation, il vaut mieux appeler le médecin dans tous les cas.
Quels sont les facteurs de risques de faire un AVC et que peut on faire pour le prévenir ?
Plusieurs facteurs de risques interviennent dans la survenue d’un AVC :
1. Les facteurs non contrôlables comme :
• Avec l’âge, le risque augmente
• Le sexe, les hommes sont plus exposés que les femmes
• Les facteurs d’hérédité familiales
• Le diabète
• Un pouls irrégulier
2. Les facteurs contrôlables comme :
• L’hypertension est un facteur de risque majeur, sinon le plus important, tant pour les AVC ischémiques que les hémorragies cérébrales. Un adulte sur trois en souffre et on estime que l’hypertension multiplie par 4 à 6 le risque d’AVC. Pourtant, trop de patients ne sont toujours pas conscients des risques d’une hypertension et/ou en négligent le traitement.
• Un taux de cholestérol élevé
• Fumer
• Manque d’exercice
• Le surpoids
• La pilule et les hormones
• L’alcool
• Une maladie cardiaque
Il est important d’agir sur les facteurs contrôlables car plus une personne a de facteurs de risque, plus elle risque de présenter un jour un AVC.
Sources : http://www.reconnaitreunavc.be