« En fait, ça ressemblait plus à un carnaval qu’à des émeutes. Mais il y a effectivement eu des incidents, comme des saccages de magasins kurdes. Il y a eu une manipulation évidente des jeunes par les "Loups gris". La commune de Schaerbeek a fait appel à moi pour étudier les raisons de ce nationalisme exacerbé et aider les travailleurs sociaux à prévenir ces phénomènes" explique le sociologue.
Il a comparé le processus d’intégration de jeune en provenance de Turquie avec ceux en provenance du Maroc.
Selon le sociologue les jeunes d’origine turque sont moins bien intégrés à la société bruxelloise.
Explications :
il existe un grand réseau d’associations sociales, culturelles, religieuses, sportives, exclusivement turques. C’est une société dans la société. Un jeune peut sortir dans des boîtes de nuit turques, manger turc, lire turc, regarder la télé turque...
Le côté pile
Cela permet de surmonter le sentiment d’insécurité identitaire et l’incertitude sociale.
Ces jeunes peuvent parler et vivre leur langue, il y a un contrôle social et familial bienveillant ainsi qu’un bien-être individuel qui minimise fortement la délinquance et les assuétudes.
Le côté face
"Dans la communauté, on réussit et on s’enrichit grâce aux affaires, à l’investissement immobilier, pas en s’impliquant dans de longues études... à moins de devenir comptable, avocat ou pharmacien et de travailler pour des Turcs" justifie le sociologue.
Le réel danger selon Ural Manço c’est la survalorisation de l’ethnicité, de l’identité nationale, d’une religiosité rigide portée par des « pseudo-intellectuels qui dictent leur loi ici alors qu’ils sont méprisés en Turquie ».
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