Le délégué général aux droits de l’enfant Bernard Devos va remettre dans quelques mois un rapport sur l’influence de la pauvreté sur le respect des droits de l’enfant, indique Bel-RTL.
Selon le délégué, chaque article de la convention des droits de l’enfant a déjà été bafoué en raison de la situation précaire de certains ménages.
Ce sont les droits aux loisirs et à la santé qui sont les premiers affectés. Les parents évitent notamment les dépenses pour le kiné, la logopédie, le dentiste, l’ophtalmologie ou les soins psychologiques.
Le rapport se base sur plusieurs centaines de témoignages de familles précarisées et de professionnels travaillant avec elles.
"On a entendu des témoignages (...) des parents qui disaient : "Moi, pendant les vacances, on ne peut même pas l’envoyer à la piscine parce que c’est 2 euros à l’entrée". On imagine effectivement que pendant deux mois de vacances, il y a des enfants qui restent très oisifs, avec la fameuse télévision qui est le seul loisir plus ou moins accessible", a encore indiqué Bernard Devos.