Pour mener ce type de projet à bien il faut bien évidement des subsides. Ces ressources financières sont disponibles grâce au Contrat de Quartier Léon - Kessels. Mais au-delà de l’aspect financier, il faut surtout un projet mobilisateur, des compétences et des ressources humaines.
Là aussi le compte est bon : les cellules logement et énergie du CPAS de Schaerbeek, la Mission locale de Schaerbeek, Schaerbeek Action Emploi asbl (SAE) et Initiatives Locales pour l’Emploi à Schaerbeek (ILES) travaillent à l’unisson depuis 4 ans pour améliorer durablement le quotidien de locataires ou propriétaires Schaerbeekois.
Bien sur il est question dans un périmètre précis, de rénover et de décorer son logement grâce, entre autre, aux judicieux conseils d’une décoratrice. C’est ce qu’on appelle la partie visible de l’iceberg. Mais tout autour de cet aspect s’articule tout un volet mixité et cohésion sociale.
Un groupe de 3 à 6 personnes passe trois mois ensemble sur le projet à raison de 2 journées par semaine dont deux semaines à temps plein par logement pour les travaux.
Dans ce laps de temps, ces personnes vont participer à des ateliers créatifs, visiter des musées à Bruxelles et à Gand, suivre une ballade architecturale à travers la commune de Schaerbeek, découvrir des lieux « bonnes affaires » pour se meubler à petit prix, apprendre quelques techniques en peinture, petites réparations...
Le programme, les moments informels et le fait de devoir s’investir non seulement dans son propre logement mais également dans celui des autres vont permettre de créer du lien social durable.
Tout le monde est présent à l’heure convenue devant une belle façade de la chaussée d’Haecht.
La matinée est consacrée à une première visite des logements des participants.
Le propriétaire des lieux est bien content de voir tant de monde, de nous faire partager la grande histoire de sa maison et de nous servir de guide. Il nous explique que cela fait 70 ans qu’il y vit, d’abord en tant qu’enfant, plus tard en tant que père de 7 enfants.
Aujourd’hui cette grande bâtisse accueille au premier étage trois locataires. C’est l’étage surnommé l’étage des filles. Chacune d’entre elles y dispose d’un petit espace privé, d’autres pièces permettent un accès communautaire.
La visite permet d’entendre les souhaits de la participante au projet qui y vit depuis 9 ans : murs défraîchis, lino qui gondole, douche dans la cuisine mal isolée, divan râpeux et usé...
Tout ne sera pas possible. Comme toujours il s’agit d’une question de priorités : qu’est-ce qui est préférable avec un budget donné et dans un laps de temps déterminé ?
Les différents intervenants donnent leur avis. Michel, le monsieur économie d’énergies du projet prodigue de judicieux conseils en matière d’isolation des fenêtres.
Anja-Louisa, la décoratrice, distille ses premières impressions en matière d’aménagement de l’espace et de décoration, une armoire à déplacer, un divan lit pour gagner de la place...
Hysni, le responsable des chantiers, émet quelques craintes s’il fallait retirer les six ou sept couches de papiers peints accumulés après tant d’années. Le risque est grand de devoir tout plafonner. Il donne également son avis sur le plancher et propose quelques solutions pour séparer la douche de la cuisine.
Le projet intègre une seconde visite plus minutieuse avec notamment prise de photos et de mesures ainsi qu’une réunion « bordereaux de travail » où les partenaires décident précisément de l’ensemble des travaux a effectuer dans les différents chantiers.
La seconde visite nous amène quelques maisons plus loin, toujours chaussée d’Haecht. Un sous-sol trois pièces en enfilade sombre et sans possibilités d’aération. Un couple qui attend un heureux évènement pour la quatrième fois y vit tant bien que mal.
La troisième visite nous transporte rue Vandeweyer. La participante est propriétaire de ce coquet appartement depuis 5 ans. Sa première demande est de rendre la chambre de ses enfants plus chaleureuse. D’autres demandes vont poindre au fur et à mesure de la visite : quelques travaux de finition au niveau du hall d’entrée et des sanitaires.
Le responsable « énergie » insiste bien sur l’importance du double vitrage et d’un thermostat en termes d’économies d’énergie et donc d’argent. Le message est bien passé.
Le reste de la matinée est dédié au débriefing des visites et à l’aménagement du planning. C’est Karina du CPAS de Schaerbeek qui en tant que coordinatrice du projet dirige la réunion de travail. Les modifications de l’agenda sont discutées notamment avec Isabelle, la personne qui prend en charge tout l’aspect culturel comme la visite du musée du design à Gand ou la visite de la maison Autrique.
La réunion se déroule dans une ambiance décontractée mais studieuse. Tous se félicitent d’avoir des participants avec des profils si différents, le mélange des classes dans leur intimité.
Tout y est pensé, cadré et structuré pour que la circulation d’information et d’énergie entre les participants et les partenaires soit fluide.
Une énergie renouvelable bien entendu !
Appel à de nouveaux candidats :
Vous habitez dans le [1]* du contrat de quartier « Lehon-Kessels » et vous avez des envies de changement, alors ce projet est pour vous.
Il vous suffit d’être disponible 2 jours par semaines pendant 2 à 3 mois et avoir envie de vous mobiliser autour de ce projet de décoration d’intérieur.
En participant au projet vous bénéficierez des conseils avisés d’une décoratrice et d’un expert en économie d’énergies, d’un budget pour acheter du matériel et décorer votre logement, d’un espace de rencontre et d’échange...
Pour tout renseignement et inscription, personne de contact :
Bury Karina
Coordinatrice du projet déco logement
Avenue Rogier, 22 à 1030 Schaerbeek
Tél. : 02/247.91.01
Karina.bury@cpas-schaerbeeek.be
*http://www.schaerbeek.irisnet.be/si...
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