En Belgique, une grande majorité de la population déclare disposer d’un médecin généraliste attitré et depuis 1997, ce chiffre continue de croître. En 2004, il était de 95%. Par contre, le seuil de prise de contact avec le généraliste est relativement bas, et ce qui est inquiétant est qu’il diminue d’année en année depuis la fin des années 90.
La diminution du pouvoir d’achat est certainement partiellement responsable de ce fait. Parallèlement, on constate que si le nombre de personnes qui fait appel à un médecin généraliste travaillant seul diminue, de plus en plus de personnes consultent les médecins qui travaillent en groupe ou au sein de centre de santé de proximité.
Toujours selon l’enquête, il n’existe pas en Belgique d’obstacles importants au recours aux soins de médecines générales. Ce sont d’ailleurs les personnes les moins instruites qui contactent plus souvent le généraliste que les plus scolarisées. Même observation en ce qui concerne les visites à domicile, les visites aux urgences ou les contacts suivis.
A Bruxelles, le rôle du médecin généraliste semble moins évident que dans les autres régions du pays. Cela se traduit par un pourcentage plus faible de personnes déclarant avoir un médecin traitant, un pourcentage inférieur de personnes signalant un contact avec le médecin généraliste dans l’année écoulée et le plus petit nombre de contacts. Et il ne s’agit visiblement pas d’un phénomène typiquement « urbain », car dans les autres grandes villes, les chiffres de consultations ne sont pas aussi bas.
La catégorie qui se rend le moins chez le généraliste est celle des non-Belges extérieurs à l’UE (très présent à Bruxelles). Cette catégorie de personnes se rend plus souvent dans les centres de santés ou chez des médecins exerçant en groupe. Il faut dire que l’offre en la matière est beaucoup ample à Bruxelles.
Enfin, c’est tout de même à Bruxelles que l’augmentation de personnes qui déclare avoir un généraliste attitré est la plus forte. De 78% en 1997, on est passé à 83% en 2004.
En ce qui concerne Bruxelles, le constat à tirer est tout de même que la fonction du médecin généraliste est sous-évaluée et sous-utilisée.
Source : Enquête de l’Institut Scientifique de la Santé Publique / SPF Economie - direction générale Statistiques et Information économique. (2004)