1 751 jeunes de 18 à 35 ans à Bruxelles et à Anvers ont été interrogés dans le cadre de cette enquête sociologique de la KUL.
Les membres des groupes ont été choisis en fonction de l’origine géographique de leurs parents et non de leur nationalité (au moins un parent né au Maroc pour le premier groupe, au moins un parent né en Turquie pour le second). Le groupe des autochtones a quant à lui été sélectionné dans les mêmes quartiers, pour être sociologiquement le plus proche possible des deux premiers.
Parmi les résultats de cette enquête, le constat (certes pas nouveau) que les jeunes d’origine étrangère sont moins nombreux que les Belges de souche à obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur avec une différence plus marquée à Anvers qu’à Bruxelles.
Ensuite, parmi les immigrés, ce sont systématiquement les Marocaines qui s’en sortent le mieux et les jeunes Turques le moins bien.
Mais l’enquête expose d’autres faits surprenants : à Anvers, un Turc qui a au moins un ami d’origine belge en secondaire a deux fois plus de chances d’accéder à l’enseignement supérieur. En effet, l’amitié avec un autochtone semble être un facteur d’intégration non négligeable (elle agirait comme une sorte de « pont » entre le monde « belge » et le monde d’origine de l’allochtone). Le soutien d’un enseignant paraît jouer le même rôle.
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Source : La Libre