La Coordination de l’Action Sociale de Schaerbeek

Site plateforme d’information et de diffusion du partenariat entre le CPAS et la Coordination Sociale de Schaerbeek

Gros Plan > Tour d’horizon sur l’actualité sociale > Ne pas oublier le « S » d’ISP >
Brèves
1er février
Rendez-vous vendredi 10 février 2012 de 12 h à 14h dans l’auditorium du CSA/CPAS, 226 chaussée d’Haecht Le groupe de travail Santé de la CASS fait appel à l’Observatoire de la (...)
6 octobre
La situation des Roms et des réfugiés en attente d’une solution reste intenable. Fedasil, bien qu’il soit compétent en la matière, se trouve actuellement dans l’incapacité (...)
3 octobre
S’émouvoir des conditions de vie infrahumaines dans lesquelles vivent dans notre pays des hommes, des femmes et des enfants qui sont venus du leur, chassés par la misère et les (...)

Ne pas oublier le « S » d’ISP

Le mars 2009

L’asbl « le Grain » a organisé une table ronde sur le thème de l’émancipation des femmes précarisées en insertion socioprofessionnelle.

Mejed Hamzaoui, sociologue et président de l’Institut des sciences du travail de l’ULB ouvre le débat « Depuis les années ’80, nous vivons une période quelque peu paradoxale puisque le travail est toujours présenté comme un élément essentiel d’intégration alors que, d’un autre côté, il ne constitue plus une garantie de sortir de la précarité ».

« On assiste depuis quelques années à une mise en place de procédés juridiques limitant l’accès à la protection sociale, comme le statut de cohabitant. Or, ici aussi, on parle plus souvent de cohabitante... », ajoute le sociologue.

Très vite le débat va porter sur la notion de contrôle. Un contrôle exercé tant par les opérateurs d’insertion que par le « politique ».

De manière plus générale, l’ensemble des intervenants s’accorde sur le fait que les pouvoirs subsidiant tentent de plus en plus souvent de baliser les pratiques d’insertion de manière stricte. Le décalage est tellement grand que cela empêche de faire émerger certains nouveaux constats depuis le terrain jusqu’aux pouvoirs subsidiant et donc de mettre en place de nouvelles dynamiques.

Les participants n’ont pas hésité à reconnaître quelques erreurs d’appréciation : « les conditions dans lesquelles se déroulent les formations ne semblent pas toujours adaptées aux réalités des femmes qui les suivent. À trop vouloir les préparer au monde du travail et à ses impératifs en termes de sérieux ou de ponctualité, les opérateurs coupent peut-être certaines femmes de formations qui auraient pu leur être bénéfiques, ne serait-ce que dans l’optique d’une émancipation « sociale » ou « citoyenne » et non pas professionnelle ».

« Il y a moins de femmes que d’hommes en formation, en parcours d’insertion. Cette situation est en partie due au fait que les conditions pratiques des formations ne tiennent pas compte de ce qui est encore bien souvent la réalité des femmes aujourd’hui, comme le fait qu’elles doivent aller chercher les enfants à l’école. » explique Mejed Hamzaoui.

http://www.alterechos.be

Site : http://www.legrainasbl.be/