La Coordination de l’Action Sociale de Schaerbeek

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3 octobre
S’émouvoir des conditions de vie infrahumaines dans lesquelles vivent dans notre pays des hommes, des femmes et des enfants qui sont venus du leur, chassés par la misère et les (...)

Où et comment héberger les « plus marginalisés » ?

Le juin 2009

Sur fond de crise du logement, il existe à Bruxelles des lieux d’hébergement collectif qui ne sont ni agréés, ni subsidiés par les autorités de tutelle. Ces « homes alternatifs » bénéficient d’une certaine tolérance par défaut de la part des autorités et d’une appréciation mitigée de la part des travailleurs socio-sanitaires.

Si tout le monde connaît les maisons d’accueil destinées à héberger un public sans domicile, on ignore souvent qu’à côté de ces structures agréées, existent des lieux d’hébergement non agréés accueillant un public très précarisé et en souffrance psychique ne trouvant pas place ailleurs. Malgré l’absence de chiffres fiables, on en compterait, d’après les estimations, une douzaine dans notre capitale et ce, depuis parfois plusieurs dizaines d’années.

« Crise du logement, manque de places dans les structures officielles, seuils d’accès trop élevés, nous en arrivons à une situation inconfortable où tous les intervenants chargés de trouver un hébergement pour ce public reconnaissent l’inestimable intérêt pratique des homes non agréés et des maisons de repos partiellement agréées, constate Caroline Petiaux, coordinatrice du Smes. Et, dans le même temps, ils nous font part, suite aux constats de certains abus, de certaines dérives, de leur dépit à y envoyer les personnes. »

Une ambivalence des travailleurs de terrain qui fait écho à l’ambiguïté politique. La complexité de la répartition des compétences en matière de santé et en matière d’aide aux personnes du système belge multiplie, ou dilue, les responsabilités.

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