Si tout le monde connaît les maisons d’accueil destinées à héberger un public sans domicile, on ignore souvent qu’à côté de ces structures agréées, existent des lieux d’hébergement non agréés accueillant un public très précarisé et en souffrance psychique ne trouvant pas place ailleurs. Malgré l’absence de chiffres fiables, on en compterait, d’après les estimations, une douzaine dans notre capitale et ce, depuis parfois plusieurs dizaines d’années.
« Crise du logement, manque de places dans les structures officielles, seuils d’accès trop élevés, nous en arrivons à une situation inconfortable où tous les intervenants chargés de trouver un hébergement pour ce public reconnaissent l’inestimable intérêt pratique des homes non agréés et des maisons de repos partiellement agréées, constate Caroline Petiaux, coordinatrice du Smes. Et, dans le même temps, ils nous font part, suite aux constats de certains abus, de certaines dérives, de leur dépit à y envoyer les personnes. »
Une ambivalence des travailleurs de terrain qui fait écho à l’ambiguïté politique. La complexité de la répartition des compétences en matière de santé et en matière d’aide aux personnes du système belge multiplie, ou dilue, les responsabilités.
www.alterechos.be