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Primo-arrivants : le bric-à-brac bruxellois

Le juin 2009

Depuis 2000, l’idée de la nécessité d’une politique publique d’accueil des primo-arrivants fait son chemin dans un certain nombre de pays européens. La Belgique participe au mouvement, mais de façon somme toute peu efficace, puisque la Flandre, de son côté, se distingue par une offre structurée (notamment par le biais de l’inburgering), alors que les Régions wallonne et bruxelloise se dispersent...

S’y retrouver dans le labyrinthe institutionnel de la capitale est déjà un défi pour les Bruxellois ; alors pour un étranger qui ne parle ni français ni néerlandais, découvre nos cultures, a parfois eu un parcours d’exilé difficile et n’a pas de contrat de travail...

L’accueil et le parcours du primo-arrivant sera totalement différent selon qu’il s’adresse à telle ou telle commune, aux néerlandophones ou aux francophones. Mais l’offre est bien là : il y a dans la Région bruxelloise plus de 85 opérateurs en matière d’accueil (dont le CIRÉ et BON VZW), mais pas vraiment de coordination ou de cohérence dans leurs options.

Bruxelles a accueilli quelque 40 000 primo-arrivants sur son territoire en 2007 (37% de l’ensemble des nouveaux arrivés en Belgique, contre 40% pour la Flandre et 23% pour la Wallonie), alors que sa population ne dépasse pas le dixième de la population belge.

« Environ la moitié de ces 40 000 personnes appartient à l’immigration populaire, qu’elle soit extra-européenne (marocaine, turque, congolaise, russe...) ou issue des nouveaux pays de l’Union européenne », explique Henri Goldman (ancien coordinateur de l’Observatoire des migrations auprès du Centre pour l’égalité des chances). « Chaque année, l’immigration populaire apporte donc à la population bruxelloise l’équivalent de la population de Saint-Josse ou de Ganshoren. Et ce, dans un contexte où le travail déclaré est une denrée rare et ne suffit plus à "intégrer" les nouveaux migrants comme ce fut le cas jusqu’en 1974, quand il fut mis fin à l’immigration du travail. C’est dire à quel point il est important, pour préparer une cohabitation harmonieuse entre anciens et nouveaux Bruxellois, que des politiques publiques prennent le relais. »

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