La Coordination de l’Action Sociale de Schaerbeek

Site plateforme d’information et de diffusion du partenariat entre le CPAS et la Coordination Sociale de Schaerbeek

Gros Plan > Gros plan sur... > Un stage organisé par Rasquinet >
Brèves
1er février
Rendez-vous vendredi 10 février 2012 de 12 h à 14h dans l’auditorium du CSA/CPAS, 226 chaussée d’Haecht Le groupe de travail Santé de la CASS fait appel à l’Observatoire de la (...)
6 octobre
La situation des Roms et des réfugiés en attente d’une solution reste intenable. Fedasil, bien qu’il soit compétent en la matière, se trouve actuellement dans l’incapacité (...)
3 octobre
S’émouvoir des conditions de vie infrahumaines dans lesquelles vivent dans notre pays des hommes, des femmes et des enfants qui sont venus du leur, chassés par la misère et les (...)

Un stage organisé par Rasquinet

Aujourd’hui, premier jour des courtes vacances de carnaval, certains enfants de Schaerbeek sont à la fête grâce au programme concocté par les animateurs de Rasquinet, un Centre d’Expression et de Créativité situé rue Josaphat. Les enfants vont découvrir l’époque médiévale à travers la vie des chevaliers et des damoiselles.

Le programme de la semaine comporte de nombreux temps forts comme la visite du château de Gaasbeek (beaucoup d’enfants vont visiter un château pour la première fois), une sortie en forêt de Soigne avec des jeux de prise de camp et un atelier culinaire spécial gastronomie médiévale.

Pour rentrer dans le vif du sujet du stage, les 7/13 ans de Rasquinet ont la chance de rencontrer des vrais passionnés par cette période claire obscure de notre histoire. Trois preux chevaliers vêtus de noir et de blanc, armés jusqu’aux dents (épées, dagues et masse d’armes) et avec l’envie d’en découdre avec toute une ribambelle d’enfants.

Afin de préserver le côté magique de la rencontre nos trois chevaliers plus vrais que nature rejoignent le parc Rasquinet avant l’arrivée des participants. Pas sûr qu’ils passent inaperçus dans le quartier malgré que l’on soit la veille du mardi gras.

Par petites grappes des enfants sonnent à la porte de l’asbl Rasquinet. Ils entrent en silence et s’installent calmement dans la pièce qui sert d’accueil à l’association. On voit qu’ils connaissent les règles et ont l’habitude de fréquenter ce lieu.

En attendant que le groupe soit au complet, les discussions s’engagent. Les sujets les plus souvent abordés sont la télévision et les jeux vidéo. Les vacances sont particulièrement un moment propice pour ce genre d’activités. Mais ici point d’électronique pendant une semaine. Gaëlle, l’animatrice, prévient : « je ne veux voir aucun GSM, MP3, MP4, jeux électroniques. Ne me demandez pas non plus si vous pouvez jouer au billard ou au kicker. Tous ces objets n’existaient pas au Moyen Age, même pas la télé ou les voitures. Rien de tout ça pendant une semaine ».

Après une certaine déception pour quelques uns arrive le moment le plus riche de la journée (du point de vue des animateurs), les quelques minutes ou chacun imagine ce qui va se passer. Ces petits instants de « vide » propice au développement de l’imagination. Le moment où les enfants réalisent dans leur tête le film du grand évènement de la journée. L’un s’imagine occire quelques dragons en deux temps trois mouvements, un autre se prend pour un des chevaliers de la table ronde et ainsi combattre à la lance toute sortes d’adversaires plus rusés les uns que les autres, un troisième, plus fanfaron, ne compte faire qu’une bouchée de ces trois chevaliers de pacotille.

Les trois chevaliers/animateurs donnent les premières explications et règles du jeu de rôle sous les yeux pétillants de curiosité des enfants : « il est totalement interdit de viser la tête avec les armes et pas de coup d’estoc non plus. Ca fait mal même avec des armes en mousse ».

S’ensuit une démonstration de combat non dépourvue d’humour. On apprend qu’à l’époque, tuer à distance avec un arc ou une arme à feu était considéré comme indigne pour un chevalier. Fracasser le crâne d’un adversaire avec une masse c’est très sport, lui planter une flèche en plein cœur là ça mérite la carte rouge.

Chaque combattant commence avec 5 points de vie. Si un combattant est touché au bras ou à la jambe, il perd un point de vie et l’usage du membre. S’il est touché au torse, 2 points en moins.

Le moment tant attendu arrive, passer de spectateur à acteur du jeu de rôle. Les enfants ont vite compris le truc pour vaincre leur opposant, profiter de leur vitesse et viser les jambes. Un adversaire qui traîne la patte c’est plus commode à combattre, il suffit de le contourner et d’ainsi toucher l’autre jambe. Un chevalier planté à terre c’est aussi amusant que de jouer au chat et à la souris.

On pourrait imaginer que les filles du groupe sont plus enclines à se projeter dans le rôle de princesse, et bien pas du tout. Elles n’ont rien à envier à leurs homologues masculins en matière de combativité et de jusqu’auboutisme. Princes charmants faite demi-tour, les princesses de 2009 vous préfèrent sous le joug de leur épée.

Tous ces efforts ça creuse l’appétit. Heureusement le moment du repos du guerrier a sonné. Retour au bercail pour s’occuper de toutes les délicieuses victuailles que les parents ont préparé. L’ambiance conviviale fait penser au repas que les Gaulois partagent à la fin de chaque histoire dans la BD d’Astérix et Obélix.

Le concours du plus beau château fort permet le « retour au calme ». Deux équipes s’affrontent, celle de Gaëlle et celle de Benjamin, en partant d’une grande boîte a chaussures. A leur équipe de les transformer en forteresse en y ajoutant, donjons du seigneur, tours de garde, pont-levis, créneaux, remparts,...

Chacun y apporte sa petite touche pour concevoir l’édifice. Dès que l’attention d’un des concepteurs flanche, un autre n’hésites pas à le rappeler à son devoir par un ; « Tu pourrais te rendre utile quand même ! » Direct et efficace. A l’image de Rasquinet.

Portfolio